Église Notre-Dame de l'Assomption

Dominant la ville, cette remarquable église de style éclectique (néo-gothique et néo-roman) se distingue par son mobilier, ses verrières et ses deux triptyques, l'un d'un auteur inconnu mais daté de 1541, l'autre de l'artiste contemporain Arcabas.

Implantée sur l’éperon dominant la ville, à proximité de l’ancienne motte castrale, l’église constitue un point de repère majeur pour la ville de La Tour-du-Pin, avec son imposant clocher-porche accolé de tourelles en quart-de-rond. Celui-ci coiffe un espace introductif, le narthex, flanqué de deux chapelles (des morts, des fonts baptismaux) et surmonté d'une troisième formant tribune. La haute nef centrale et ses bas-côtés sont interrompus par un transept en forte saillie mais se prolongent au-delà par un chœur profond de trois travées, encadré de chapelles de transept de taille décroissante vers l'extérieur. Les différences de hauteur des volumes, couverts de toits de tuiles vernissées, donnent une hiérarchie claire à ces espaces symétriques, que complètent les sacristies accolées au chevet. Des rosaces éclairent les parties hautes. Placées aux extrémités du transept et sur le clocher-porche, elles s'inscrivent sous un arc brisé se creusant en niche avec arcature aveugle sur la façade principale. Cette arcature fait écho au triforium surmontant les grandes arcades, dans le respect de la tradition gothique. Le soin apporté à l'équilibre des volumes et aux détails, joint à sa position en figure de proue, confèrent à l'édifice une grande majesté.

A l'intérieur, le mobilier de grande qualité est essentiellement l'œuvre des artistes lyonnais Jean-Antoine et Pierre Aubert. L'église accueille le fameux triptyque de La Tour-du-Pin (datant de 1542 et classé Monument Historique), mais aussi celui du peintre contemporain Arcabas, "l'Adoration des Mages d'Orient ", qui lui fait écho.

Historique :

Un prieuré bénédictin, disparu avant la Révolution, est attesté à La Tour depuis 1214. On mentionne ensuite un hôpital (1315), une maladrerie (1375) et même un couvent des récollets (1620), tous disparus. L’ancienne église reste pourtant connue par une visite pastorale, en 1705. Après la Révolution, la ville de La Tour-du-Pin décide de reconstruire cet édifice déjà agrandi et restauré plusieurs fois. Le choix se porte sur Hector Riondel, élève et collaborateur occasionnel de Charles Questel, architecte départemental. Il oscille quelques temps entre un projet néo-roman (avec coupoles sur pendentif au-dessus de la nef et du transept) et un compromis romano-gothique, pour enfin aboutir au projet actuel, donnant lieu à de nombreuses observations du Conseil des Bâtiments Civils. Réalisé entre 1875 et 1880 pour le gros œuvre, son coût final va dépasser les 500.000 francs, qui proviendront principalement de dons et souscriptions (autres financements : commune 119.000 francs, État 30.000, Chartreux 41.000). La sacristie est construite en 1889.

Tarifs

Gratuit

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  • Tryptique du XVIe siècle

Église Notre-Dame de l'Assomption

Place de l'église

38110 La Tour-du-Pin